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« Combat Monsanto » a besoin de vous !

AGISSEZ AVEC NOUS ! FAITES UN DON

Par Marie-Monique ROBIN, le 27 décembre 2011,

Chère Amie, Cher Ami,

En 2008, Combat Monsanto naissait suite à mon documentaire « le Monde selon Monsanto », qui mettait au grand jour les méthodes scandaleuses de Monsanto pour imposer ses produits mortifères au monde entier.

Agent Orange, hormones laitières, PCB, Round Up, OGM : autant de produits aux conséquences sanitaires, économiques, sociales et environnementales désastreuses que Combat Monsanto a par la suite exposés et décryptés.

3 ans de vigilance active

Grâce à votre fidélité, nous avons pu effectuer une veille informationnelle sur les manœuvres de l’industrie agroalimentaire, ainsi que sur les résistances mondiales pour défendre la souveraineté alimentaire.

Du drame des paysans indiens suicidés, en passant par le courage des Faucheurs Volontaires, jusqu’aux mouvements syndicaux au Burkina Faso, Combat Monsanto relaie sans relâche les initiatives populaires face à la mainmise de l’industrie : parce que sans nier le poids de la menace, nous croyons en ces résistances porteuses d’espoir !

Forts de ces années d’expériences et de notre connaissance approfondie du « système Monsanto », nous avons décidé de nous attaquer au cœur du problème : la capture de la décision publique par des intérêts privés. C’est ainsi que Combat Monsanto a rejoint la coalition européenne ALTER-EU et que nous travaillons activement à l’émergence d’un front commun en France pour l’encadrement du lobbying et la transparence.

La survie de Combat Monsanto menacée

Malheureusement à ce jour, la survie de l’association est fortement compromise par le contexte de crise économique et démocratique général. Nous savons que cette crise nous impacte tous : individus, associations, agriculteurs… Mais c’est justement en ces temps difficiles que nous devons enrayer ces menaces par une vigilance et une solidarité accrues.

Dans cette situation exceptionnelle, nous vous sollicitons directement pour la première fois. Car sans votre soutien financier, Combat Monsanto sera contrainte de cesser ses activités avant mai 2012.

La fermeture de Combat Monsanto, c’est une voix pour la souveraineté alimentaire qui disparaît. Une société civile toujours plus affaiblie… et une mission au service de l’intérêt général qui n’est plus assurée. Nous avons pourtant encore tant à faire !

Des défis à relever ensemble

Lundi 28 novembre 2011, Monsanto gagne son procès contre l’Etat français et fait annuler l’interdiction de la culture de son maïs MON810 sur le territoire français.

Le même jour en France, une loi sur les semences est votée, interdisant aux agriculteurs de ressemer leur récolte sans s’acquitter d’une taxe pour les grands semenciers.

¤ Tandis que Monsanto annonce un chiffre d’affaire de 10.5 milliards de $ en 2010, des milliers de petites exploitations disparaissent chaque année.

¤ Alors que 65% des français se déclarent inquiets vis-à-vis des OGM, 78 demandes d’autorisation de mise sur le marché sont en attente. (Voir le moteur de recherche d’Inf’OGM)

¤ Tandis que dans un contexte de crise économique, écologique et démocratique globale, l’autonomie de nos agriculteurs est cruciale pour la souveraineté alimentaire, les lobbys industriels poussent toujours plus pour une réduction de leurs droits.

Aujourd’hui vous avez pleinement votre rôle à jouer !

Malgré le déséquilibre des forces, les citoyens du monde entier ne se laissent pas faire ! Aux Etats-Unis 270 000 agriculteurs intentent un procès à Monsanto, l’Inde fait de même pour condamner ses actes de biopiraterie, l’agriculteur Paul François attaque Monsanto pour intoxication.

Dans le même temps, des milliers d’alternatives à l’agriculture intensive fleurissent, et de plus en plus de citoyens et d’élus sont prêts à faire changer la donne.

Pour continuer ensemble notre travail à la fois de dénonciation et de proposition d’alternatives, chaque don compte ! En cette période de fêtes et d’abondance de gadgets inutiles, pourquoi ne pas offrir à vos proches un moyen de peser dans la balance en les invitant à nous soutenir ? N’hésitez-donc pas à diffuser notre appel : chaque don est une part de mobilisation !

« Pour que le monde de Monsanto ne soit jamais le nôtre, nous comptons sur vous ! »

Marie-Monique ROBIN et l’Equipe de Combat Monsanto

 

 

Voir aussi

http://www.combat-monsanto.org/

http://grandeur-nature.skynetblogs.be/post/5628742/les-crimes-de-monsanto

EARTH HOUR 2011 BELGIQUE: Pour quel résultat ?

Bonjour,

Aujourd’hui, je voudrais jeter un petit pavé dans la mare.  Non pas pour démolir l’initiative, car j’en suis l’un des plus fervents supporters, mais pour relativiser les auto-satisfecits que l’on ne manquera pas de voir et de revoir dans les médias aujourd’hui.

La trafic électrique en Belgique est en grande partie géré par Elia, le gestionnaire principal du réseau à haute tension.

Sur leur site internet (www.elia.be), on peut trouver les données opérationnelles, quasimment en temps réel.  Quart d’heure par quart d’heure, le trafic sur l’ensemble du réseau est reproduit sur leur site sous forme de graphique et de données téléchargeables.

J’ai donc repris ces données pour vérifier l’impact réel de l’initiative Earth Hour 2011, en Belgique.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est pour le moins… interpellant. 

Dans le premier graphique (cliquez sur la vignette pour agrandir), j’ai comparé la consommation électrique entre ce samedi 26 Mars et le samedi 19 mars.  Pourquoi un samedi ?  Et bien tout simplement pour avoir un « schéma » de consommation identique.  En effet, d’un samedi à l’autre, l’allure générale de la courbe reste identique.Journée complète.JPG
Première constation: la consommation sur l’ensemble de la journée d’hier (en rouge) a été moindre que celle de samedi passé (en bleu).  Les températures clémentes et le fort ensoleillement de la semaine écoulée ont sans doute rendu les besoins en chauffage moins élevés.   Et on retrouve bien, sur l’ensemble de la journée, les « formes » très similaires des deux lignes.  Mais aux environs de 20h30, heure du début de l’Earth Hour,…. on ne remarque pas grand’chose ! 

Maintenant, si on s’approche un peu de la période pendant laquelle les lumières ont été éteintes (cliquez sur la deuxième vignette pour agrandir), on trouve deux points importants :

1930-2230.JPG

  • Tout d’abord, dans le quart d’heure précédant 20h30, on remarque une légère diminution de la consommation électrique (de l’ordre de 230 MWh).  Cette diminution est indiquée par le premier éclair vert sur le graphique.  Si on compare à la consommation du samedi précédent, on voit qu’il n’y avait pas eu cette baisse de consommation, et donc, on pourrait en déduire que voilà bien l’effet du Earth Hour. Pour donner l’ordre de grandeur, les 230 MWh de baisse de consommation au début de l’évènement représentent la production d’environ un quart de réacteur nucléaire ou encore environ 2.5 % de la consommation électrique totale du pays à ce moment-là.
  • Ensuite, on aurait pû redouter, à la fin du Earth Hour, que toutes les lumières éteintes se rallument en même temps, et bien, non (deuxième éclair).  Et en définitive, on voit même qu’au fil de la soirée, l’écart se creuse.  Donc, il semblerait bien que les lumières soient restées éteintes toute la soirée.   Effectivement, certains bâtiments publics, pour des raisons de facilité sans doute, sont restés dans le noir toute la nuit, et on peut imaginer de nombreux rassemblements où la soirée s’est finalement déroulée aux chandelles et flambeaux.

Alors, au bout du compte ?  Earth Hour 2011, réel succès ou non-évènement ?

Il est difficile de chiffrer autrement que par la baisse de consommation globale le taux de participation.  Ce type d’évènements fait en effet largement appel aux initiatives personnelles qui ne peuvent pas être recencées.

Néanmoins, il faut se rendre compte que certaines industries (fonderies, unités de galvanisation…) et certaines collectivités (hopitaux, ascenseurs,…) n’ont pas la possibilité de participer.

Il reste donc ces 2.5 % ou 230 MWh économisés pendant ce qui semble être toute la soirée.

A chacun de se faire sa propre opinion.

Pour ma part, je dirais simplement, pour avoir un peu observé les fenêtres dans mon quartier, que la participation individuelle aurait pû être plus importante.

Nous verrons l’année prochaine ce qu’il en est….

Les hydroliennes wallonnes bientôt subsidiées

Paul De Visser est un entrepreneur heureux.
Un an jour pour jour après la création de sa PME « Dessent SPRL » sur les hauteurs de Bioul, le premier gros contrat commercial à l’étranger vient d’être signé en Angleterre avec la ville de Fishaven (New Hampshire).   Dessent fournira 5000 hydroliennes à la ville qui en équipera tous ses bâtiments administratifs et logements sociaux.

Mais de quoi s’agit-il ?

Comme tout le monde le sait, il y a peut-être beaucoup de vent en Belgique, mais sa répartition sur notre territoire n’est pas égale partout: La Flandre dispose ainsi en effet d’un potentiel éolien plus élevé qu’en Wallonie.   En revanche, au niveau des précipitations, les deux régions se trouvent sur un pied d’égalité

D’où l’idée de Monsieur De Visser de récupérer, du moins en partie, l’énergie gaspillée au sein même de nos conduites de descente d’eau de pluie par ces milliers de mètres cube d’eau qui, chaque année, dévalent les pentes de nos toits.

Un petit boîtier d’environ 15 cm de côté, simplement posé au pied de la descente pluviale équipé d’une petite roue à aubes actionnée par la chute d’eau, entraînant un petit alternateur capable de produire jusqu’à 1 kW d’électricité par temps de fortes pluies.

L’avantage du système est évident: sa simplicité de mise en oeuvre (un bricoleur peut réaliser lui-même son installation), et son coût très bas pour un rendement assuré

dans les pays fortement arrosés comme le Royaume-Uni ou notre Belgique (les prototypes installés au domicile privé de Monsieur De Visser ont produit jusqu’à 30% de son eau chaude sanitaire au cours de l’hiver 2007-2008 malgré une pluviosité relativement modérée pour la saison).  Tout cela devrait assurer à l’hydrolienne de Dessent un beau succès commercial.

La Région Wallonne ne sera pas en reste.  Afin de promouvoir cette énergie qualifiée de bleue, elle lance dès ce 1er Avril des incitants à l’installation des hydroliennes pour toute nouvelle construction sur le territoire wallon.  Une prime équivalente à 30% du coût global du système sera versée à tout particulier ou entreprise désireuse de s’équiper de la sorte.

Et pour concrétiser son engagement, un projet grandeur nature, entièrement financé par la Région, verra le jour dès ce printemps dans le centre-ville de Namur.

En effet, ce sont pas moins de 1000 ménages qui pourront être équipés gratuitement d’hydroliennes.   Les ménages seront choisis en fonction de la surface arrosée de leur toiture afin d’optimiser le rendement des générateurs.

Notons pour mémoire cependant que ce projet d’envergure soulève les objections de quelques groupes d’opposants qui estiment que les nuisances engendrées par ces hydroliennes ne seront pas compensées par les avantages de cette technologie.  Ils avancent en effet des mesures de bruit sur les prototypes faisant état de niveaux sonores sur une fréquence qui pourrait incommoder les petits animaux domestiques tels les hamsters ou les poissons rouges.   Ils évoquent aussi, simulations photographiques à l’appui,  les atteintes au paysage de certains centres-villes à caractère historique où les boîtiers montés sur les descentes d’eau de pluie ne s’intègrent pas à l’esthétique urbaine. 

Monsieur De Visser propose une table ronde sur le sujet où il pourra offrir des alternatives.  On avance déjà plusieurs possibilités, comme des reproductions des armoiries de la ville sur les faces visibles des boîtiers.  Un compromis devrait pouvoir être trouvé, bien que les opposants au projet fourbissent déjà leurs armes et évoquent aussi les possibles répercutions négatives sur le tourisme, craignant une désertion de nos centres-villes par les touristes rebutés par la multiplication des hydroliennes à tous les coins de rue.

Nul doute que l’été sera chaud et,… espérons-le, très pluvieux !

10 bonnes raisons de composter

Et donc, récemment, tu as déménagé dans une maison avec un jardin, et tu as enfin pu accomplir un grand rêve qui te travaillait depuis des années : composter enfin tes déchets de cuisine et tes déchets verts.

Et tu découvres alors tout plein d’avantages que tu n’avais même pas envisagés auparavant. Voici, de la part d’un récent converti, 10 bonnes raisons de passer au composteur !

1) Composter permet de diminuer d’un coup ta production de déchets : les statistiques parlent d’un tiers de poubelle en moins. – 30%, c’est énorme, quand tu sais qu’un Français produit environ 360 kg de déchets par an (1 kg par jour et par personne, deux fois plus qu’il y a cinquante ans).

Ça veut dire que tu contribues à réduire les camions-bennes sur les routes (donc émissions de CO2 en moins…) et à diminuer la quantité de déchets enfouis ou incinérés…

2) Conséquence immédiate : tu remplis drôlement moins vite ta poubelle dite « d’ordures ménagères ». Ta poubelle de 20/30 litres, tu la sors désormais moins d’une fois par semaine, pour une famille de 4 personnes (à condition bien sûr de ne pas y mettre les recyclables !).

3) Conséquence un peu moins immédiate mais qui ravira l’homme de maison (ou sa femme, selon le progrès dans les familles) : tu nettoies drôlement moins souvent ta poubelle ! Tu te souviens, quand la peau du melon que tu avais jetée il y a deux jours commençait à pourrir au fond du sac, le jus marron-noir qui puait, qui coulait par les petits trous causés par le pot de yaourt, qui stagnait au fond de la poubelle, que quand tu enlevais le sac, tu constatais qu’il fallait tout nettoyer à la javel ? Fini, tout ça ! La poubelle que tu jettes, elle est beaucoup plus sèche qu’avant. Pour peu que tu t’arranges pour envelopper un minimum le gras de la viande et les arêtes de poissons, elle ne pue même plus.

composteur-dehors

Le composteur de Sébi et son seau à compost

4) Tu te mets à manger davantage de fruits et légumes. Parce que d’une part tu réalises que l’une des « raisons » qui te freinaient de beaucoup en manger, c’était justement qu’après tu avais plein de pelures, de mauvaises feuilles, de jus, de pépins et de machins qui finissaient par pourrir dans la poubelle. Et d’autre part parce que maintenant tu es impatient d’aller déposer ton offrande, la plus belle possible, au nouveau dieu dans le jardin.

5) Tu as même le droit d’être feignant. C’est vrai que si plus tard tu tiens à utiliser le compost dans ton jardin, il est utile de surveiller le processus de temps en temps (vérifier que le tas ne soit pas trop humide ni trop sec, évaluer l’équilibre entre déchets azotés et déchets carbonés…) et retourner la masse à peu près une fois par mois.

Mais si tu ne te soucies guère de la production de terreau, tu peux juste te contenter de remplir avec tes déchets de cuisine et des déchets verts, le processus suit son cours tout seul et diminue de volume tous les jours. Un copain à moi remplit son composteur depuis dix ans, il n’a jamais atteint le bord !

Ouais, si t’es feignant, tu remplis et tu t’occupes plus de rien. L’écologie c’est faire des sacrifices ? Pas avec le compostage, ça c’est sûr.

6) Composter, c’est propre ! Avec ton composteur, tu as reçu un joli petit seau, que tu utilises dans ta cuisine, doté d’un couvercle bien pratique qui permet de ne pas attirer les mouches et moucherons quand tu ne t’en sers pas. Tu peux vider le seau tous les deux ou trois jours. Ça sent un peu, à la longue, mais le couvercle évite les odeurs dans la cuisine.

7) Tu prends l’air : tu t’offres tous les soirs une petite sortie dans le jardin pour aller déposer l’offrande dans le composteur. S’il ne fait pas beau tu peux attendre un petit peu, de toute façon le couvercle du seau te permet d’attendre, ça ne sentira pas mauvais dans ta cuisine. Ou alors tu envoies tes gosses au composteur, ils adorent ça.

8) Dans le jardin, le composteur ne pue pas, tu peux faire ta vie à proximité et l’oublier. T’aurais vu la tête de mon pote quand tout fier j’ai ouvert la bête pour lui montrer, il avait masqué son nez et sa bouche pour se protéger, avant de découvrir que ça sent juste l’humus. Le principe, c’est justement que les bestioles, là-dessous, bouffent les déchets avant que ceux-ci ne pourrissent, donc l’odeur n’est pas du tout désagréable. Rien à voir avec l’odeur d’une vieille poubelle.

composteur-dedans

9) Composter, c’est pas cher. Très souvent, les syndicats qui gèrent les ordures ménagères vendent aux particuliers des composteurs à des prix dérisoires (10 à 15 euros, cinq à dix fois moins cher que dans le commerce). Souvent en plastique, parfois en bois. En bois c’est plus joli, mais il faut prévoir un entretien supplémentaire pour éviter que les parois ne finissent par se composter elles-mêmes.

10) Tu te réconcilies avec toutes les bestioles du jardin. Tu admires les vers blancs qui grouillent sur les trognons, tu observes le ballet des fourmis qui viennent se servir de l’abondance, tu t’émeus de la petite araignée qui a fait sa toile au-dessus de tout ce petit monde, tu ramènes quelques lombrics quand tu en trouves ailleurs dans le jardin. Tu gères un bon mètre cube de biodiversité rien qu’à toi !

En fait composter ça a tellement d’avantages que tu te demandes pourquoi tu ne t’y es pas mis plus tôt. Même en appartement tu aurais pu, finalement, à la télé l’autre jour il y avait ces jeunes Parisiens, là, des décroissants qui avaient consacré un tiroir d’une étagère pour y mettre leur compost (c’était des lombrics qui faisaient le travail).

Et pourquoi pas ?

Pour tout savoir sur le compostage, voir le guide de l’ADEME.