A méditer

« Chaque homme reçoit la clé de la porte du paradis;

la même clé ouvre les portes de l’enfer. »

 

(Cité par Richard Feynman, qui l’attribue à Bouddha)

 

Texte original: « To every man is given the key to the gates of heaven; the same key opens the gates of hell »

« Combat Monsanto » a besoin de vous !

AGISSEZ AVEC NOUS ! FAITES UN DON

Par Marie-Monique ROBIN, le 27 décembre 2011,

Chère Amie, Cher Ami,

En 2008, Combat Monsanto naissait suite à mon documentaire « le Monde selon Monsanto », qui mettait au grand jour les méthodes scandaleuses de Monsanto pour imposer ses produits mortifères au monde entier.

Agent Orange, hormones laitières, PCB, Round Up, OGM : autant de produits aux conséquences sanitaires, économiques, sociales et environnementales désastreuses que Combat Monsanto a par la suite exposés et décryptés.

3 ans de vigilance active

Grâce à votre fidélité, nous avons pu effectuer une veille informationnelle sur les manœuvres de l’industrie agroalimentaire, ainsi que sur les résistances mondiales pour défendre la souveraineté alimentaire.

Du drame des paysans indiens suicidés, en passant par le courage des Faucheurs Volontaires, jusqu’aux mouvements syndicaux au Burkina Faso, Combat Monsanto relaie sans relâche les initiatives populaires face à la mainmise de l’industrie : parce que sans nier le poids de la menace, nous croyons en ces résistances porteuses d’espoir !

Forts de ces années d’expériences et de notre connaissance approfondie du « système Monsanto », nous avons décidé de nous attaquer au cœur du problème : la capture de la décision publique par des intérêts privés. C’est ainsi que Combat Monsanto a rejoint la coalition européenne ALTER-EU et que nous travaillons activement à l’émergence d’un front commun en France pour l’encadrement du lobbying et la transparence.

La survie de Combat Monsanto menacée

Malheureusement à ce jour, la survie de l’association est fortement compromise par le contexte de crise économique et démocratique général. Nous savons que cette crise nous impacte tous : individus, associations, agriculteurs… Mais c’est justement en ces temps difficiles que nous devons enrayer ces menaces par une vigilance et une solidarité accrues.

Dans cette situation exceptionnelle, nous vous sollicitons directement pour la première fois. Car sans votre soutien financier, Combat Monsanto sera contrainte de cesser ses activités avant mai 2012.

La fermeture de Combat Monsanto, c’est une voix pour la souveraineté alimentaire qui disparaît. Une société civile toujours plus affaiblie… et une mission au service de l’intérêt général qui n’est plus assurée. Nous avons pourtant encore tant à faire !

Des défis à relever ensemble

Lundi 28 novembre 2011, Monsanto gagne son procès contre l’Etat français et fait annuler l’interdiction de la culture de son maïs MON810 sur le territoire français.

Le même jour en France, une loi sur les semences est votée, interdisant aux agriculteurs de ressemer leur récolte sans s’acquitter d’une taxe pour les grands semenciers.

¤ Tandis que Monsanto annonce un chiffre d’affaire de 10.5 milliards de $ en 2010, des milliers de petites exploitations disparaissent chaque année.

¤ Alors que 65% des français se déclarent inquiets vis-à-vis des OGM, 78 demandes d’autorisation de mise sur le marché sont en attente. (Voir le moteur de recherche d’Inf’OGM)

¤ Tandis que dans un contexte de crise économique, écologique et démocratique globale, l’autonomie de nos agriculteurs est cruciale pour la souveraineté alimentaire, les lobbys industriels poussent toujours plus pour une réduction de leurs droits.

Aujourd’hui vous avez pleinement votre rôle à jouer !

Malgré le déséquilibre des forces, les citoyens du monde entier ne se laissent pas faire ! Aux Etats-Unis 270 000 agriculteurs intentent un procès à Monsanto, l’Inde fait de même pour condamner ses actes de biopiraterie, l’agriculteur Paul François attaque Monsanto pour intoxication.

Dans le même temps, des milliers d’alternatives à l’agriculture intensive fleurissent, et de plus en plus de citoyens et d’élus sont prêts à faire changer la donne.

Pour continuer ensemble notre travail à la fois de dénonciation et de proposition d’alternatives, chaque don compte ! En cette période de fêtes et d’abondance de gadgets inutiles, pourquoi ne pas offrir à vos proches un moyen de peser dans la balance en les invitant à nous soutenir ? N’hésitez-donc pas à diffuser notre appel : chaque don est une part de mobilisation !

« Pour que le monde de Monsanto ne soit jamais le nôtre, nous comptons sur vous ! »

Marie-Monique ROBIN et l’Equipe de Combat Monsanto

 

 

Voir aussi

http://www.combat-monsanto.org/

http://grandeur-nature.skynetblogs.be/post/5628742/les-crimes-de-monsanto

Du lait, du beurre et des oeufs

Bonjour,

J’ai reçu cette petite boutade par mail récemment.  Je n’en connais pas l’auteur, mais comme c’est tellement vrai, je vous la livre ici:


1968 :
Tu vas chercher du lait chez le crémier, qui te dit bonjour, avec ton bidon en alu,
et tu prends du beurre, fait avec du lait de vache, coupé à la motte.
Puis tu demandes une douzaine oeufs qu’il sort d’un grand compotier en verre.
Tu paies avec le sourire de la crémière,
et tu sors sous un grand soleil.
Le tout a demandé 10 minutes.


2011 :
Tu prends le caddie de merde dont une roue est coincée
et qui le fait aller dans tous les sens sauf celui que tu veux,
tu passes par la porte qui devrait tourner mais qui est arrêtée
par ce qu’un benêt l’a poussée,
puis tu cherches le rayon crèmerie où tu te les gèles,
pour choisir parmi 12 marques le beurre
qui devrait être fait à base, de lait de la communauté.
Et tu cherches la date limite…
Pour le lait :
tu dois choisir avec des vitamines, bio, allégé, très allégé, nourrissons, enfants, malades, ou mieux en promo
avec la date dessus et la composition….
Pour les oeufs:
tu cherches la date de la ponte, le nom de la société
et surtout tu vérifies qu’aucun oeuf n’est fêlé ou cassé,
et paff !!! tu te mets plein de jaune sur le pantalon !!!
Tu fais la queue à la caisse, la grosse dame devant toi a pris un article en promo
qui n’a pas de code barre…
alors tu attends, et tu attends…,
puis toujours avec ce foutu caddie de merde,
tu sors pour chercher ton véhicule sous la pluie,
tu ne le retrouves pas car tu as oublié le N° de l’allée….
Enfin après avoir chargé la voiture, il faut reporter l’engin pourri
et là, tu vas t’apercevoir qu’il est impossible de récupérer ta pièce de 1 euro…,
tu reviens à ta voiture sous la pluie qui a redoublé…
Cela fait plus d’une heure que tu es parti.

 

Bon week-end !

 


La chaleur des LED’s

Bonjour,

Au hasard de mes conversations, je remarque qu’il existe un certain flou dans la perception qu’ont les consommateurs de certaines spécificités de l’éclairage à LED.

Un de ces points nébuleux concerne la problématique de la chaleur dans les ampoules LED que l’on dit pourtant tellement efficaces qu’elles n’en produisent que très peu.

Eh oui, cela peut paraître paradoxal, mais cette chaleur produite et les moyens à mettre en oeuvre pour l’évacuer constituent actuellement les défis majeurs pour les producteurs d’ampoules à LED.

Pour bien comprendre, il faut mettre en lumière (jeu de mots 😉 ) une différence fondamentale entre les ampoules à incandescence (y compris à halogènes) et les LED’s.  Rassurez-vous: je tâcherai, comme d’habitude, de ne pas entrer dans trop de détails techniques et de rester compréhensibles pour tous.

Electric_bulb_filament.jpgDans une ampoule à incandescence, comme son nom l’indique, on fait chauffer un filament jusqu’à un point où il devient incandescent.  Pour y arriver, il faut arriver à des températures pouvant atteindre les 3000°C.

En y réfléchissant un peu, on se rend compte que tout le principe de ce type d’ampoule repose sur le fait que l’on produit une chaleur telle que cela produise de la lumière.  Donc en somme, la lumière n’est qu’un effet secondaire de la production de chaleur.  Et d’ailleurs, les chiffres de rendement le prouvent bien, puisque 90 à 95 % de l’énergie consommée est transformée en chaleur et donc seul le résidu est réellement émis sous forme de lumière visible.

Dans les LED’s, bien au contraire, on essaye de produire directement de la lumière (des photons).  Je vous ferai grâce des notions de physique sous-jacentes, surtout celles incluant des éléments de physique quantique (et puis parce que je ne suis pas sûr de tout bien comprendre moi-même… 😉 ).  Donc ici, la production de lumière devient le but premier de l’ampoule.  Mais comme rien n’est parfait, il existe aussi un effet secondaire: la production de chaleur.  La bonne nouvelle, c’est que ici, la chaleur n’est qu’un effet secondaire, et ne représente qu’une fraction de l’énergie absorbée par l’ampoule (je n’ose avancer un chiffre vu la très grande disparité existant sur le marché et les progrès considérables en cours de réalisation).

Mais alors, si cette chaleur n’est qu’une fraction d’une consommation électrique déjà largement inférieure à celle d’une ampoule à incandescence, comment se fait-il que cela pose un tel problème aux ingénieurs ? 
Et bien tout simplement parce que, si un filament d’ampoule à incandescence peut supporter des températures jusqu’à 3500 °C car il est conçu pour cela, les matériaux semi-conducteurs qui constituent les LED’s supportent très mal des températures dépassant 80°, 100°C ou 120°C selon les technologies.

LED_bulbs.jpgDe plus, cette chaleur est produite sur une très petite surface: les parties émettrices de lumières des LED’s ne couvrent pas plus de quelques mm².   Il n’est donc pas toujours simple de capter cette chaleur pour la diriger vers l’extérieur.  Les circuits électroniques intégrés dans le culot dissipent aussi un peu de chaleur qui vient s’ajouter au reste, et là aussi, il faut pouvoir la dissiper.  C’est ainsi que vous trouverez dans le commerce, à partir d’une certaine puissance, des ampoules LED’s, voire même des luminaires complets, avec des formes étudiées pour faciliter la dissipation de la chaleur vers l’extérieur: petites ailettes agissant comme un radiateur, fentes d’aération disposées de telle sorte à favoriser la convection de l’air à l’intérieur du dispositif, etc…

La clé de compréhension du paradoxe est donc de bien comprendre que les principes de fonctionnement des ampoules à incandescence et des LED’s sont totalement oppposés: Dans une ampoule à incandescence, on crée une très haute température qui a pour effet secondaire de produire de la lumière tandis que dans une LED, c’est la chaleur qui n’est qu’un effet secondaire de la production de chaleur.

Dans un prochain article, j’évoquerai les facteurs de vieillissement des LED’s, les causes de pannes possibles et les points d’attention à garder à l’oeil lors de l’achat d’ampoules ou de luminaires à LED’s.

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